Délai de recrutement d'un cadre dans l'industrie : de la décision à la prise de poste
Quel est le délai de recrutement d’un cadre ? Le dirigeant qui ouvre un poste de direction ou d’encadrement attend de la réponse une date d’arrivée. Sur mes mandats d’encadrement, il s’écoule en général cinq à huit semaines entre le premier rendez-vous et la promesse d’embauche signée, tout processus compris. S’y ajoute le préavis du candidat, par exemple trois mois pour un cadre de la métallurgie. Pour un poste de direction, aucune fourchette ne serait honnête, pour des raisons que je détaille plus bas.
Ces durées ne comptent pas le temps qui précède l’appel au cabinet. Le délai réel se décompose en étapes tenues par des acteurs différents (l’entreprise, le cabinet, le candidat et son employeur actuel). Les distinguer permet de savoir lesquelles se raccourcissent, et par qui.
Le délai commence le jour où le besoin apparaît
Un départ en retraite s’annonce en général longtemps à l’avance. Une démission, un licenciement pour faute ou une absence longue font naître au contraire un besoin que personne n’avait prévu. Une création de poste, elle, peut rester en attente d’arbitrage.
Dans chacun de ces cas, le délai court avant même que le premier candidat soit approché : il faut constater le besoin et le faire valider avant de décider de recruter à l’extérieur. Cette phase n’apparaît pas dans le calendrier d’un cabinet, puisqu’elle précède le premier rendez-vous. Elle repousse pourtant d’autant la date d’arrivée du futur titulaire, et elle a un prix, celui du poste vide, que j’ai décomposé en détaillant ce que coûte un recrutement raté.
Pour un départ en retraite, je conseille de réfléchir au recrutement un an à l’avance, selon les délais propres au poste. Le recrutement et le préavis ont alors le temps de se dérouler, et une passation de six mois reste possible entre le partant et son successeur.
Pourquoi le cadrage sur site raccourcit la suite du calendrier
Avant d’approcher le moindre candidat, je me rends dans l’entreprise. Cette visite a lieu à chaque mandat : elle me permet de comprendre l’organisation et les contraintes réelles du poste, que ni une fiche de poste ni un échange à distance ne restituent entièrement. Avec les points hebdomadaires et la disponibilité du client pour les entretiens, elle fait partie de ce qui raccourcit réellement un recrutement.
Le cadrage change de nature avec le niveau du poste. Pour un poste de direction, il porte aussi sur le contexte que le futur dirigeant devra conduire, qu’il s’agisse d’une croissance à absorber ou d’un site à redresser. Un contexte mal cerné au départ conduit à relancer la recherche. La visite sur site figure parmi les engagements de Krome comme cabinet de recrutement de dirigeants industriels.
Le temps qu'il faut pour identifier, approcher et convaincre des cadres qui ne cherchent pas
Un directeur industriel en poste, qui obtient des résultats, a peu de raisons de répondre à une annonce. Il faut d’abord l’identifier, puis l’approcher directement avec un projet assez solide pour qu’il accepte d’en discuter. Cette recherche commence par la cartographie des entreprises où le profil a pu se construire. Pour un dirigeant, j’y ajoute l’étude de l’histoire récente des entreprises où il a exercé, employeur actuel compris, afin de vérifier le contexte qu’il a vraiment connu, ce qui allonge cette étape.
J’ai décrit ailleurs le travail d’un chasseur de têtes. La durée de cette étape varie avec la rareté du profil et l’étendue de la zone de recherche. Pour un poste d’encadrement, elle s’inscrit dans les cinq à huit semaines évoquées plus haut.
Chez le client, le calendrier se tient dans l'agenda des décideurs
Une fois les candidats présentés, le rythme dépend en grande partie de l’entreprise. Le nombre de tours d’entretien et le circuit de décision comptent. La capacité des décideurs à dégager des créneaux pour rencontrer les candidats fait partie des leviers qui raccourcissent un recrutement, et elle appartient au client.
Les points hebdomadaires que je tiens avec le client servent à préserver ce rythme. Ils permettent de traiter chaque semaine les décisions en attente, avant qu’elles ne pèsent sur le calendrier.
Il est rare que je perde un candidat à cause du calendrier. Je connais bien mes clients, et il arrive seulement que certains décideurs opérationnels prennent trop de temps. Pour les postes de direction, je ne vois pas cette situation se produire.
L'évaluation Hogan des finalistes : un rapport sous 72 heures
Lorsque Krome conduit un recrutement de direction, l’évaluation Hogan fait partie du mandat ; pour un poste de cadre, elle peut y être ajoutée. Elle intervient une fois les finalistes identifiés, avant la décision du dirigeant.
Le finaliste répond en ligne, à sa convenance et en moins d’une heure, à trois inventaires Hogan. Le rapport écrit est remis au décideur sous 72 heures après la passation, puis commenté avec lui ; la personne évaluée bénéficie d’une restitution et reçoit son propre rapport. Pour le calendrier, l’évaluation ajoute donc la passation et le délai de remise du rapport. Elle éclaire la décision sans la remplacer. Le détail de la démarche figure sur la page évaluation de cadres et dirigeants avec Hogan.
Ce qui se négocie avant la promesse d'embauche
La promesse d’embauche signée clôt la partie du délai sur laquelle le cabinet a le plus de prise. Avant elle, l’offre se discute, à commencer par la rémunération et la date d’arrivée. Lorsqu’il s’agit d’un dirigeant, la négociation prend une dimension contractuelle propre : selon la structure du capital, une prise de participation, des BSPCE ou des dispositifs équivalents peuvent entrer dans la discussion. J’accompagne cette négociation comme une étape à part entière du recrutement.
Une clause de non-concurrence prévue dans le contrat actuel du candidat peut aussi retarder son arrivée, lorsque votre entreprise entre dans son champ. Mieux vaut l’identifier tôt : découverte au moment de l’offre, elle décale une date d’arrivée que le dirigeant tenait pour acquise.
Le calendrier des fêtes et des congés, celui du candidat comme celui des décideurs, pèse sur cette étape comme sur les précédentes.
Le préavis : trois mois pour un cadre de la métallurgie
Une fois la promesse signée, le candidat doit encore quitter son poste, selon les règles qui s’appliquent chez son employeur actuel. Dans la métallurgie, la convention collective nationale (IDCC 3248, article 74.2.1) fixe à trois mois calendaires le préavis de démission des cadres des groupes d’emplois F à I, à compter de la notification de la démission. Un accord d’entreprise, de groupe ou d’établissement peut prévoir d’autres règles, et le contrat de travail s’applique s’il est plus favorable. Source : Code du travail numérique, ministère du Travail.
Pour un cadre de la métallurgie recruté sur un poste d’encadrement, cinq à huit semaines jusqu’à la promesse puis trois mois de préavis représentent ainsi quatre à cinq mois entre le premier rendez-vous et l’arrivée, si la démission est notifiée dès la promesse signée.
Hors métallurgie, la convention applicable fait foi
Chaque convention collective fixe sa propre durée. Pour un cadre venu de l’agroalimentaire, de la plasturgie ou de la chimie, elle se vérifie dans la convention dont relève son employeur actuel.
Le départ anticipé relève d’un accord
Un départ avant la fin du préavis se discute entre le candidat et son employeur actuel. Tant que cet accord n’est pas obtenu, le calendrier se construit sur la durée pleine du préavis.
Une contre-offre pendant le préavis peut relancer le recrutement
La démission ouvre une période délicate : l’employeur actuel apprend le départ d’un cadre qu’il n’avait pas prévu de perdre, et peut chercher à le retenir. La contre-offre fait partie du métier, et ce risque court pendant toute la durée du préavis. Un candidat qui l’accepte renvoie le recrutement vers un autre finaliste, s’il est encore disponible, ou à défaut à l’étape de la chasse. Dans mon expérience, passer par un intermédiaire rodé à ces situations permet de réduire fortement ce risque.
Au niveau de la direction, le risque se présente autrement : en acceptant une offre, un dirigeant engage sa réputation.
Un poste de direction allonge le calendrier
Recruter un directeur de site ou un directeur industriel obéit aux mêmes étapes qu’un recrutement d’encadrement, mais plusieurs facteurs les allongent. C’est la raison pour laquelle je ne donne pas de fourchette pour ces postes.
La confidentialité y est généralement beaucoup plus importante, en particulier lorsque le titulaire est encore en fonction. L’approche des candidats et la circulation des informations s’organisent en conséquence, et la date d’arrivée du successeur dépend aussi des modalités de départ du titulaire, qu’il revient à l’entreprise d’organiser. Les contextes que chaque candidat a connus doivent être vérifiés, entreprise par entreprise. S’y ajoutent la négociation contractuelle, une éventuelle clause de non-concurrence et le calendrier des fêtes et des congés, décrits plus haut.
La date d’arrivée d’un dirigeant se raisonne donc à partir de ces facteurs, plutôt qu’à partir d’une moyenne. Je conduis ces mandats en exclusivité, avec engagement de résultat.
Ce qu'un cabinet peut raccourcir, et ce qu'il ne peut pas
| Étape | Qui la tient | Ce qui la raccourcit ou l’allonge |
|---|---|---|
| Du besoin à la décision de recruter | L’entreprise | L’anticipation seule, puisque le cabinet n’intervient pas encore |
| Cadrage sur site | Le cabinet, avec l’entreprise | Un poste bien défini évite de relancer la recherche |
| Chasse et approche directe | Le cabinet | La précision du cadrage ; la rareté du profil l’allonge |
| Entretiens chez le client | L’entreprise | La disponibilité des décideurs et les points hebdomadaires |
| Évaluation Hogan des finalistes | Le cabinet | Rapport remis au décideur sous 72 heures après la passation |
| Offre et promesse d’embauche | L’entreprise et le candidat, avec le cabinet | Une clause de non-concurrence, les fêtes et les congés peuvent la décaler ; en direction, la négociation contractuelle s’y ajoute |
| Préavis | Le candidat et son employeur actuel | Durée fixée par la convention et le contrat de l’employeur actuel ; un départ anticipé suppose un accord |
| Du premier rendez-vous à la promesse signée | Le cabinet, l’entreprise et le candidat | Encadrement : cinq à huit semaines en général. Direction : pas de durée type, pour les raisons exposées plus haut |
Un cabinet agit sur la partie centrale du calendrier. Il ne peut ni décider à la place du dirigeant, ni abréger un préavis.
Tenir ce rythme suppose de la disponibilité. Indépendant, je sélectionne mes mandats et je gère ma charge en conséquence : je peux ainsi m’engager pleinement sur chaque mission, et prendre le temps de suivre l’intégration du candidat en accompagnant le client dans cette phase.
Le bon moment pour m'appeler
Pour un départ en retraite, l’année d’avance évoquée plus haut laisse le temps de recruter sans précipitation et de préparer la passation. Pour un départ imprévu, le meilleur moment n’existe pas, mais le plus tôt reste le mieux.
Mes honoraires et garanties sont publiés sur le site. Krome est un cabinet de recrutement industriel à Saumur, et je me déplace sur chaque site pour lequel je recrute. Si vous anticipez un départ, ou si un poste de cadre vient de s’ouvrir, un premier échange de trente minutes permet de poser le calendrier de votre recrutement, étape par étape.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour recruter un directeur de site ?
Il n’existe pas de durée type pour un poste de direction. Les étapes sont celles d’un recrutement d’encadrement, mais plusieurs facteurs les allongent : une confidentialité plus stricte, la vérification des contextes que chaque candidat a connus, une négociation contractuelle qui peut porter, selon la structure du capital, sur une prise de participation ou des BSPCE, une éventuelle clause de non-concurrence, les fêtes et les congés. Il faut ensuite compter le préavis prévu chez l’employeur actuel, par exemple trois mois calendaires pour un cadre de la métallurgie des groupes F à I, sauf accord d’entreprise, de groupe ou d’établissement prévoyant d’autres règles.
Peut-on raccourcir le préavis d’un cadre ?
Sa durée relève de la convention collective, d’un éventuel accord d’entreprise, de groupe ou d’établissement, et du contrat de travail lorsqu’il contient des règles plus favorables. Pour un cadre de la métallurgie des groupes F à I, elle est de trois mois calendaires à compter de la notification de la démission (IDCC 3248, article 74.2.1, selon le Code du travail numérique). Un départ anticipé se discute entre le salarié et son employeur actuel ; tant qu’il n’est pas acquis, le calendrier se construit sur la durée pleine.
Pourquoi passer par un cabinet alors que le préavis lui échappe ?
Le préavis n’est qu’une partie du délai. Un cabinet agit sur tout ce qui précède la promesse d’embauche, du cadrage sur site à la tenue du calendrier d’entretiens, en passant par la chasse de cadres qui ne sont pas en recherche. Sur un poste d’encadrement, cette partie tient en général en cinq à huit semaines sur mes mandats. Dans mon expérience, il réduit aussi fortement le risque de contre-offre pendant le préavis.
Fondateur de Krome, je recrute depuis 2014 et me consacre à l’industrie depuis 2016 : cadres, dirigeants et experts techniques, par approche directe. Certifié Hogan et PerformanSe, j’évalue également les cadres et les dirigeants, avant une embauche ou en poste.
Mon parcours · kilian@krome-rh.fr